La Stephen Roche (seconde édition)

Dimanche 1 octobre 2006, je participe pour la seconde fois à la Stephen Roche et ses presque 160km de côtes et faux plats!
Il y a toujours beaucoup de monde pour le départ de cette course, toujours aussi bien organisée et encadrée.
Je ne me suis pas particulièrement entraîné pour cette occasion, et d'ailleurs, depuis la Bernard Hinault, je n'ai fait que tourner les roues à l'entraînement.

Je n'ai jamais été particulièrement "Casse-cou" ni même habile à vélo, et ce ne sont pas mes 2 mémorables chutes qui m'auront fait changé de ce point de vue!
Je prends donc le départ avec beaucoup de prudence, en compagnie de 3 cyclistes (dont une dame), compagnons d'entrainement du dimanche.
Comme d'habitude dans ce genre de course, ça part dans tous les sens, comme pour un sprint. On ne dirait pas que nous avons 160km à parcourir !
Certains sont tellement pressés, qu'ils prennent des risques insensés. Un cycliste trop occupé à zigzaguer pour doubler le plus possible, ne voit pas les séparations bétonnées qui matérialisent le couloir de bus sur l'avenue de l'Hautil.
Il se le prend en plein, à presque 40 / 45km/h. Il chute juste à côté de moi, m'obligeant à faire un écart pour l'éviter. Il n'aura pas parcouru plus de 2km ! Direction l'hôpital !
Je roule en compagnie de Sabine, ses deux comparses Jean Lou et Joël étant probablement devant nous.
Nous roulons dans un paquet qui semble aller à une vitesse qui nous convient.
Dans les côtes, malheureusement, comme nous ne sommes pas des grimpeurs Sabine, et surtout moi nous faisons distancer.
Nous revenons alors, seuls face au vent sur le groupe, juste à temps pour attaquer la côte suivante.
Au ravitaillement, nous retrouvons Joël et Jean Lou qui nous attendent depuis 10 bonnes minutes. Nous resterons avec eux jusqu'à l'arrivée.
Il y a beaucoup de crevaison depuis le départ de cette course. Il ne pleut pourtant pas ! Heureusement, aucun d'entre nous ne crèvera. Toujours ça de gagné !
La particularité de cette course est qu'elle emprunte quasiment toutes les plus grosses côtes du Vexin. Celle de Villers en Arthie, par exemple, doit bien faire 18% Dur !!
Le vent souffle fort depuis le début, et dans la deuxième partie du parcours, nous nous le prenons de face. Dans les côtes, j'ai de plus en plus de mal à tenir le rythme et je décroche de plus en plus, sans trouver asser d'énergie pour revenir sur le groupe. Dans ces conditions, je laisse beaucoup de forces dans les derniers kilomètres. J'ai parfois un peu l'impression de revivre la Bernard Hinault (lire le C.R)!
Je passerai finalement l'arrivée en 6h16mn25, soit avec 14mn de plus que l'an dernier, sur un parcours nettement plus long et plus dur. Je rate là le diplôme argent pour 1mn25 ! Pas grave, je n'étais pas venu pour cela !