La Bernard Hinault 2006

232 kms, 2500m de dénivellé, ouf! pas vraiment plat la Bretagne!
Après de nombreuses années d'arrêt, cette compétition revient, au mois d'Août cette fois.

Je suis toujours à la recherche d'une compétition qui sorte de l'ordinaire, qui puisse me laisser des traces et des souvenirs.
Encore une fois, j'ai été servi.
Il n'y a pas trop de monde: pas plus de 550 à 600 participants.
Rapidement, nous nous accrochons à un groupe devant nous. Mauvaise pioche! Ce groupe ne sait pas rouler, tantôt trop vite, avec des accélérations et même des démarrages (??), tantôt des coups de freins, des écarts, et parfois plus personne pour passer devant.
Je m'use vite à ce petit jeu là : trop rapide dans les côtes: 96% de ma FC max.
Ce n'est pas comme cela que l'on doit rouler sur une épreuve de 235 Kms de côtes et faux plats!
A compter du 100 ième Km, je me retrouve en tête à mener le train. JL est un peu en AR, le temps de récupérer un peu. Le vent, bien sur, est de façe. 15 kms de ce petit jeu, ça use!
Comme une erreur n'arrive jamais seule: problème d'alimentation. Rapidement mon estomac ne supporte plus les barres (trop de sucre) et les ravitaillements ne fournissent pas de nourriture plus consistante, pain fromage, etc..Me voilà donc avec un estomac qui se noue, pas moyen de continuer à avaler mes barres.
Il reste encore 100kms à faire!
L'arrêt est très court et nous repartons avec quelques cyclistes du groupe.
JL et moi faisons encore une fois la cadence, mais rapidement le groupe explose et nous nous retrouvons seuls.

Un groupe nous dépasse, mené par Christian et Gérard. Nous nous y insérons, mais le moral n'y est pas, je commence à être en hypoglycémie et les jambes tournent de plus en plus difficilement.
Les côtes et faux plats se poursuivent, tous plus durs les unes que les autres.
Je laisse JL partir, ne voulant pas le retarder inutilement et me retrouve maintenant seul.
Comme dans les Triathlons LD, faute de participants, quand on n'est pas dans le peloton de tête, on se retrouve souvent à pédaler seul.
Je vais ainsi faire plus de 50 Kms en tête à tête avec moi-même. Inutile de dire que le moral n'est plus au rendez-vous, surtout qu'un orage nous tombe maintenant dessus. je passerai même 5 mns à l'abri dans une grange. Je ne suis plus pressé!
L'arrivée arrive enfin, après une côte dans les 20%, que je monte à pieds, avec mes protèges cales en place car ça patine!
Mon compteur indique 230 kms (5 de moins que Christian, mais nos réglages de roue ne sont pas les même) pour 9h30.
Je me suis arrêté au total 10 mn.
En conclusion:
cette épreuve me laisse un arrière goût de déception, une faute de débutant: mon problème de gestion de l'alimentation en course me coûtant beaucoup de temps et de plaisir, surtout que le lendemain, même pas une courbature!